T'iras nulle part et ça sera trop tard quand tu t'en rendras compte.

T'iras nulle part et ça sera trop tard quand tu t'en rendras compte.
Au fond, je m'en bats pas les couilles de ce que disent les gens.
Je me perds entre ce qu'ils attendent de moi, et ce que j'suis vraiment.

Tous les jours je fais l'actrice.. Je fais semblant..
Je maquille la peur en plaisantant,
Je perds mon temps à me poser des questions au lieu d'agir.
J'ai peur de la dépression, j'ai peur de l'avenir et de ses déceptions.
Plus je grandis, plus le temps passe, et plus je suis déçue.
Sous l'emprise de l'angoisse des futures blessures.
Plus je me cherche des excuses, plus je m'enlise.
Je m'enivre de négativité, et je me sens vivre..
Souvent, j'ai peur de l'ennui, j'ai peur d'avoir aucune raison de me plaindre.
Pourtant je me sens triste tout le temps, je me sens vide.
J'ai peur d'être normale, d'être moyenne, ni trop mal ni trop bien....
J'crois que je sers à rien...

J'ai peur de mes proches, parce qu'ils connaissent mes faiblesses,
Mes talons d'Achille, ils savent à quel point mes fondations sont fragiles.
Ils me font confiance pour l'instant.
Mais quand je les décevrais, ils seront près de moi, prêts à frapper les premiers.

J'ai peur que mes parents me détestent.
Depuis que j'ai treize ans, je régresse.
Je les blesse, je les stresse, je délaisse ce qu'ils m'ont appris pour faire que de la merde...
Comme si je valais mieux que mon père, comme si je valais mieux que ma mère.
Eux, croient qu'ils m'aiment.
Moi, je crois qu'ils se voilent la face.
Je crois qu'ils aiment celle qu'ils rêvent de voir à ma place.
Parce qu'ils ne savent pas ce qui se passe derrière le masque,
Ce qui se passe derrière l'image, parce qu'ils ne connaissent pas mon vrai visage..

En amour, je ne me suis jamais vraiment investie. J'ai fui,
J'ai triché sur mes sentiments.
Croyant rester vraie, j'ai esquivé l'amour par peur de me faire baiser,
Par lâcheté, je croyais que plus je m'attachais moins ça marchait.
Qu'est-ce que j'ai acquis à part des remords ?
Rien, à part la peur de rester seule toute ma vie..

J'ai peur d'être attirée par le néant,
Je me sens tellement bien dans la noirceur, je me sens dans mon élément...
J'ai comme envie de sauter dans le vide,
De me passer la corde au cou, de me noyer,
De m'entailler les veines du coude au poignet...
J'ai comme envie de me mettre une balle dans l'crâne,
Mais j'ai pas de flingue...
Regarde moi dans les yeux, tu comprendras que j'suis qu'une baltringue...

J'ai peur de l'échec.

# Posté le mardi 24 mars 2009 18:38

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 18:41

Y'a plein d'choses qu'on aura jamais le temps de se dire...

Y'a plein d'choses qu'on aura jamais le temps de se dire...
Je cherche une manière d'appréhender la vie plus facilement. Et en gardant ma philosophie, en en faisant un idéal de vie et des convictions plausibles, on pourrait y croire, voir ça d'un autre oeil. Autrement que quelque chose de dramatique. La vie n'est pas une contrainte. La vie est une chance que peu d'entre nous saisissent, c'est un jeu dans lequel chaque minute compte et est décisive. Nous sommes libres de faire nos choix. Les épreuves que nous endurons ne sont pas une fatalité mais un test, à la suite du quel nous ressortons plus forts, plus sages, plus adultes. Je pense que nous ne prenons pas assez de recul sur notre vie. On se rend misérable, souvent pleurant sur notre sort, n'arrivant pas à tourner la page après avoir franchi un cap douloureux. Tout est question de volonté. Jusqu'à preuve du contraire, nous n'avons qu'une seule vie. Une seule chance d'être heureux. Libre à nous de réaliser nos rêves. Nous avons tous le droit au bonheur, mais nous prêtons beaucoup trop d'attention à des choses futiles et en oubliant le plus important: Vivre.
Se plaindre c'est facile, combien d'entre nous ont les couilles d'aller plus loin que ça ? Au delà de nos douleurs personnelles qui nous déchirent l'âme, qui nous torturent mais qui au final sont toutes les mêmes. Ce que je pense c'est qu'il faut pardonner, pardonner aux gens, pardonner à la vie toutes ces merdes qui nous barrent la route mais qui au final ne nous empêchent pas d'avancer. On se prend trop la tête, l'homme est un éternel insatisfait.
Souvent trop déçus, nous pensons que ça ne vaut pas le coup d'aller voir plus loin et nous manquons certainement beaucoup de belles choses, par peur de souffrir un jour. Mais les blessures cicatrisent toujours, il faut avoir très mal pour se rendre compte un jour de la chance que nous avons. C'est finalement un mal pour un bien. Connaissez-vous beaucoup de gens heureux? Êtes-vous heureux vous même?
Nous nous méprisons les uns les autres à cause de nos différences que nous intérpretons comme des défauts, mais nous sommes tous les mêmes. Des êtres meurtris par l'amour, par la méchanceté des autres. Des êtres apeurés qui n'osent plus faire confiance et qui se cachent derrière des apparences, des sourires, pour faire croire que l'on est fort et que rien ne nous atteint. Alors qu'en réalité nos peurs persistent. Peur de finir seul, de vieillir, peur du futur et de l'inconnu. Peur d'avoir des regrets...
Putain la vie c'est court et on ne peut pas y échapper alors autant essayer d'être à la hauteur. Dire aux gens qu'on les aime. Peur de la perte, sombrer dans la drogue pour se donner l'impression qu'on existe. Il y a tellement de manières d'atteindre le bonheur qu'on ne les voit même plus. On ne pense qu'à notre petite personne, on est égoïstes, racistes les uns envers les autres, aigris et hypocrites. Mais à quoi bon ? Pouvons-nous prétendre être mieux que les autres ? On est toujours seul, personne ne nout connaît vraiment. Pourtant nous sommes faits pour vivre en societé, s'entraider les uns les autres.
Vous vous moquez peut-être de moi en lisant ceci mais cela m'importe peu, j'ai des valeurs que je respecte. Je m'évertue à devenir quelqu'un de bien.
Vous devriez faire de même.

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 16:22

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 18:50

LA RAGE DU PEUPLE

LA RAGE DU PEUPLE
"Nous sommes une rage qui se développe dans les ruelles du monde. Nous sommes des jeunes, de coeur et d'esprit, habités d'un desir de transformer notre condition. Nous sommes des citoyens qui en ont raz-le-bol de voir nos droits et notre liberté menacés par une mondialisation qui nous incarcère dans une prison à ciel ouvert. Nous avons décidé de nous unir afin de pouvoir lutter humblement. Nous sommes un mouvement qui se diffuse de bouche à oreille telle une rumeur qui circule dans nos vies. Nous sommes une unité indivisible qui traverse les siècles. Nous sommes un peuple libre, debout, le poing levé. Nous souhaitons développer la conscience et l'information libre et critique. Nous sommes des gens du peuple qui ne croient plus aux politiciens, mais qui veulent redonner un sens au mot politique. Parfois nous nous sentons isolés, laissés pour compte et mis en marge de la societe, exclus et non écoutés, nous ne rentrons pas dans le moule. Pourtant nous sommes un réseau de citoyen du monde, et nous échangeons nos idees, nos experiences et nos alternatives, en dehors des partis politiques, ou lobbies d'influence.

Nous venons d'horizons divers, de cultures différentes et métissées. Nous venons des ruelles sombres, des grandes tours, des ensembles dont l'horizon est composé de béton sans espaces verts. Nous sommes méditerraneens. Résistants dans les montagnes des Alpes. Nous venons de Bretagne. Nous parcourons le Tibet et les montagnes de l'Himalaya, source du Gange. Nous venons d'Amérique du sud, d'Argentine, pays des piqueteros. Nous venons des Hauts plateaux Ethiopiens, d'Afrique et des îles Caraïbes. Nous sommes issus de la Terre qui nous accueille. Nous sommes les enfants de la terre qui souffre, nous avons souffert avec elle; qui crie, nous crions avec elle; qui se rebelle, nous nous rebellerons avec elle.

Nous luttons contre les dictatures du capitalisme, le libéralisme et le jeu des puissants. Nous combattons toutes les formes d'oppression de l'homme et de son environnement. Nous dénonçons les manipulations et les conspirations. Nous ne voulons pas rester spectateur d'un monde qui ne nous satisfait pas. Nous luttons contre les formes de pollution qui nous empoisonnent. Nous sommes contre le pouvoir, inutile et destructeur, de quelques uns et contre le malheur de tous. Nous sommes contre l'exclusion, la répression et la discrimination. Nous sommes contre la dictature et la democratie des élites.

Nous sommes pour la conscience et l'eveil de nos freres et soeurs. Nous sommes pour l'autodéfense et vers la chute définitive du gouvernement. Nous voulons vivre libre. Nous sommes pour la survie de l'espece humaine, et des especes vivantes. Nous sommes pour la paix et l'autogestion dans notre environnement. Nous sommes pour reprendre nos droits, pour la démocratie du pouvoir d'agir. Le pouvoir est au peuple et ne peut etre confisqué. Nous sommes pour le changement de l'organisation du monde. Nous sommes pour la découverte de la richesse de chacun, et la mise a profit de nos differentes qualités. Chacun d'entre nous a une étoile qui brille et tend a emerveiller le monde. Nous sommes acteurs de la transformation sociale, nous agissons local et pensons global, et nous souhaitons apprendre humblement tout ce que peuvent nous transmettre les peuples du monde : leurs luttes, leurs traditions ancestrales, leurs vies. Nous sommes inscrits dans une lignee qui remonte à la nuit des temps, et nous ne pouvons oublier, nous oublier. Nos esprits sont ouverts sur le monde, enrichis par chacun et conscients des luttes historiques.

Nous allons vers des femmes et hommes meilleurs, réveillé-e-s, emancipé-e-s, responsabilisé-e-s avec des relations humaines basées sur le partage, la confiance, la coopération, l'echange, la joie. Notre inspiration vient de nos enfants, c'est notre force, notre confiance. Notre inspiration nous vient des révolutionnaire, zapatiste, sankariste, guevarriste... Nous avançons vers plus de justice. Nous allons vers la concretisation de nos utopies dans nos manieres de vivre. Nous sommes sur un chemin et nous avançons libre. Nous allons vers une autonomie de chaque individu pour un meilleur partage collectif. Nous allons vers une décroissance joyeuse de la consommation. Nous sommes la rage du peuple, une rage positive, fédératrice, porteuse d'espoirs et de changements. "


Ecrit à Marseille puis proclamé durant le FALP, Nanterre mars 2006

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# Posté le mercredi 13 août 2008 08:02

Modifié le mercredi 27 août 2008 17:29

Bien sûr y'a les rimes en fleurs, les métaphores, les grands discours, les « je n'aime que toi », les « mon amour », les « pour toujours », les soleils couchants, le vent, la plage, les océans, les références au coeur - c'est un organe très émouvant - , miauler je t'aime tout le monde peut le faire, c'est comme Amen, c'est pas très dur. Pas besoin de prêt à porter, de slogans, de phrases toutes faites, tous ces passes partout prêt à l'emploi, qu'on se répète... Les mots d'amour c'est pas ça, c'est bien plus compliqué, croyez-moi...

Bien sûr y’a les rimes en fleurs, les métaphores, les grands discours, les « je n’aime que toi », les « mon amour », les « pour toujours », les soleils couchants, le vent, la plage, les océans, les références au coeur - c’est un organe très émouvant - , miauler je t’aime tout le monde peut le faire, c’est comme Amen, c’est pas très dur. Pas besoin de prêt à porter, de slogans, de phrases toutes faites, tous ces passes partout prêt à l’emploi, qu’on se répète... Les mots d’amour c’est pas ça, c’est bien plus compliqué, croyez-moi...
Il y a les premiers mots : *Maman*
Les mots à l'origine de tout : *L'amour*
Il y a les mots simples : *Merci*
Les mots qui ne devraient pas exister : *Trahison*
Parfois les mots engendrent d'autres mots : *Si...*
Les mots forment des histoires : *Il était une fois*
Et des héros : *Gotham city a besoin de moi ! tiens bon Robin, j'arrive!*
Il y a les mots qui rassemblent : *Ensemble*
Et ceux qui s'assemblent : *Toi et Moi*
Les mots qui rendent impatients: *Demain*
Les mots que l'on ne dit jamais assez : *Je t'aime*
Et ceux que l'on aimerait ne jamais prononcer : *Adieu*

Et si certains mots sont imprononçables : *Supercalifragilisticexpidélioucious*
D'autres sont seulement durs à dire : *Pardon*
Il y a les mots que l'on crie : *Encooore!*
Ceux qui laissent sans voix : *C'est fini...*
Ceux que l'on préfère taire : *Tromper*
Les mots savants : *Pseudo-clivage*
Les mots marrants : *Chafouiner*
Les mots qui font qu'on se rappelle : *Souvenirs*
Les mots qui rendent tristes : *Perte*
Les mots qui rendent plus forts : *Amitié*
Les mots qui veulent tout dire *Importance*
Les mots qu'on redoute *Mourir*
Mais les mots ne manquent pas *Ect...*

# Posté le vendredi 23 mai 2008 18:29

We don't need to say goodbye.. We don't need to fight and cry.. We're so helpless.. We're afraid of our emotions.

We don't need to say goodbye.. We don't need to fight and cry.. We're so helpless.. We're afraid of our emotions.
Je sens l'étau qui se resserre, et mon esprit bien trop fragile,
J'entends la foule qui s'éviscère, me traitant de petite imbécile.

Je ne veux pas penser comme les autres,
Je veux penser par moi.

J'ai de plus en plus de mal à m'impliquer,
À bouger un peu mes fesses, j'ai quelques soucis pour assimiler
Le prêt à penser, prêt à l'emploi, sans m'oublier.
D'ailleurs, je perds la mémoire, et je n'entends qu'à moitié
Les idéaux qui me portent, ceux que j'aurais dû porter.

Mais là, tu vois,
Je m'habitue pas, je tente encore une fois
Un petit pas pour me sortir de là,
Et toi,
Et moi,
Si l'idée nous enchante, on dansera ce petit pas
pour ne pas marcher au pas.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 13:26

Modifié le vendredi 23 mai 2008 18:47